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Juste veut devenir président

Juste  veut devenir président

Il a quatre ans, une volonté de fer et il ne se soucie guère de l’excroissance qu’il a sur la tête.  Il a même déjà fait des plans pour son avenir après l’opération: « Alors je deviendrai président, je gagnerai de l’argent et j’achèterai une voiture! ».  Elisabeth ne s’étonne pas du tout des ambitions de son petit homme. Juste est drôle de nature et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Sa maman est épatée par son insouciance. Elle aimerait pouvoir en posséder une petite dose.

« J’avais peur de l’envoyer à l’école car je craignais la réaction des enfants. J’envisageais de lui mettre un chapeau. » Toutefois, elle imaginait déjà la scène : on allait lui arracher le couvre-chef et le harceler. « On sait combien certains enfants peuvent se montrer cruels. » La peur de ce qui pourrait arriver l’inquiétait.  Ainsi ils prirent la décision, son mari et elle-même, de le garder à la maison.

La tumeur s’était formée au-dessus de la tête de Juste, peu après sa naissance. Lorsqu’il avait deux mois, le médecin accoucheur a tenté de traiter la tumeur. Mais peu de temps après, elle faisait à nouveau son apparition et il essaya une autre méthode pour faire disparaître la grosseur.  Malheureusement, l’excroissance continuait à grandir, toujours plus. Finalement, le médecin lui a avoué ne plus pouvoir intervenir. « Je ne peux plus rien faire pour votre fils. Vous devrez chercher de l’aide ailleurs ».

Plus tard, Elisabeth s’est mise en rapport avec un autre médecin, mais le prix du traitement se montait à 500.000 CFA (à peu près 850 euros), une somme exorbitante dont ils ne disposaient absolument pas. Ensuite, elle trouva encore un autre hôpital, mais le traitement y était également trop cher. Pas question d’abandonner cependant et une autre possibilité s’est finalement présentée qui semblait abordable car sponsorisée par une société locale. Le nom de Juste se retrouva tout en bas d’une longue liste d’attente.

A l’âge de quatre ans, la tumeur de Juste avait déjà la grandeur d’une balle de golf et Elisabeth ne savait plus quoi faire. Il ne restait plus qu’une seule possibilité : la prière. « J’ai prié…. et peu de temps après, j’ai entendu parler de Mercy Ships ! » Une nouvelle option, très prometteuse. Accompagnée de son fils Juste, Elisabeth s’est rendue auprès des médecins de Mercy Ships dans l’espoir d’une bonne nouvelle.

L’état de Juste  exigeait un examen plus approfondi avant de pouvoir prendre une décision au sujet du traitement. L’attente d’une réponse sembla interminable mais la patience d’Elisabeth fut récompensée par une carte de rendez-vous confirmant l’opération.

Ensuite, une autre nouvelle, meilleure encore, est arrivée. Ce qui semblait au départ une affection très grave, s’avérait finalement simple à traiter. Après quelques jours seulement, le kyste a été enlevé et les médecins ont  autorisé Juste à rentrer à la maison!

Une fois rentrés, ils ont été accueillis par une famille particulièrement enthousiaste. « Fou de joie, mon mari est tombé à genou et il a dit : « Je suis tellement heureux ». Et il a remercié Dieu pour la guérison de son fils par l’intermédiaire de Mercy Ships. »

Elisabeth soutiendra-t-elle Juste dans son rêve de devenir président ? Peut-être. Ce qui est sûr, c’est qu’elle a une petite idée de ce qu’il doit faire avant cela… notamment terminer l’école maternelle.

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